How to get over compulsive shopping urges


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Un peu d'histoire... 

Fut un temps où j'adorais faire du shopping et assembler des fringues. A mon entrée à la fac je dépensais plus dans les vêtements que la nourriture - c'est drôle parce que c'est exactement l'inverse maintenant. Peu importe s'ils coutaient 5 balles et étaient de mauvaise qualité, plus j'avais de fringues mieux c'était. Chaque occasion était bonne pour faire du shopping: un anniversaire, une soirée, un entretien d'embauche, une nouvelle tenue à shooter, etc. Je devais dépenser minimum 200€ par mois dans des vêtements de moindre qualité dont je n'avais pas réellement besoin. Qui plus est chez des enseignes aux pratiques douteuses telles que H&M qui était ma marque favorite à l'époque. Acheter des fringues était le meilleur moyen de me divertir. Dès qu'un vêtement atterrissait entre mes mains et que son prix était attractif il finissait dans mon panier. 
Alors, comment suis-je parvenue à modérer mes envies de shopping excessives en 4 étapes ? 

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Petit disclaimer : je ne clame pas être un exemple de consommation éco-responsable, attention. J'achète toujours des vêtements dans des enseignes de fast-fashion mais de manière très modérée désormais. Je désire  simplement expliquer comment ma manière de consommer a changé avec le temps et comment j'y suis parvenue. J'ai encore un bon bout de chemin à faire avant de consommer 100% éco-responsable et j'y travaille. Cet article est simplement là pour faire réfléchir et pour aider ceux qui souhaiterait "switcher" vers un mode de consommation plus sain.
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1. Se sensibiliser à l'industrie de la "fast-fashion" et ses conséquences désastreuses : Sweatshops Deadly Fashion
Le déclic s'est produit lorsque je suis tombée sur une émission documentaire intitulée "Sweatshops: Deadly Fashion" (voir la bande annonce ici). Dans cette émission 3 blogueurs mode se rendent au Cambodge pour visiter des ateliers de productions de vêtement appelés "sweatshops" traduit par "ateliers de misère" en français. Ces ateliers appartiennent à de grandes enseignes de prêt-à-porter : H&M, Mango, Zara & co. On y découvre le quotidien des employés et leurs conditions de travail aussi horribles que dangereuses qui mènent bien souvent à la mort pour des salaires quasi inexistants (dans le même genre je recommande aussi The True Cost).
C'était la première fois que j'étais confrontée visuellement à cette réalité. Je n'avais jamais trop pris au sérieux les "fabriqués par des enfants chinois" que certains évoquaient en rigolant - alors qu'en fait c'est pas du tout drôle. En y repensant c'était plus une forme de déni pour soulager l'esprit. Après avoir fini le documentaire j'étais tellement écoeurée. Je trouvais ça dégueulasse d'acheter une robe à 40€ - qui ne vaut pas son prix - en sachant que la personne qui l'a fabriquée ne toucherait rien et que la marque s'en mettrait plein les poches. L'excitation du shopping s'en est allée soudainement et je n'ai rien acheté pendant un an excepté le strict nécessaire. Ce documentaire m'a vraiment fait réfléchir sur mes habitudes de consommation ainsi que sur l'industrie de la mode. Il a, comme qui dirait, créé le premier déclic. 

2. Une consommation réfléchie : définir ses critères d'achats
C'est pendant mon année passée en Angleterre que j'ai recommencé à faire du shopping par plaisir. J'avais perdu poids et je me suis rendue compte que mon style vestimentaire avait évolué, il me fallait donc une nouvelle garde-robe. Le principal lieu d'attraction de la ville où j'habitais était Primark. Cependant, bien que j'y sois allée souvent je ne me souviens pas avoir acheté beaucoup de vêtements, ce qui détonne beaucoup avec mes anciennes habitudes. C'est à cette époque que j'ai remarqué un changement vis à vis de mon rapport aux vêtements. J'achetais plus par besoin que par envie et je prenais le temps d'évaluer chaque article et de peser le pour et le contre.

J'ai défini des critères d'achats précis que je suis toujours à l'heure actuelle :
- Puis-je porter ce vêtement peu importe la saison ?
- Puis-je porter ce vêtement avec des choses qui sont déjà dans mon dressing ?
- Est-ce que ce motif / cette coupe sera encore tendance la saison prochaine ?
- Est-ce que le prix est égal à la qualité du vêtement ?
- Est-ce que je ne possède rien de similaire ?
- Est-ce que j'en ai réellement besoin ? 

Si la réponse est non à l'une de ces questions alors je n'achète pas. Je me tourne désormais vers des pièces intemporelles qui se marient avec mon dressing actuel. S'il faut faire un autre achat pour complimenter le premier alors c'est non. Je fais aussi attention au prix, cela ne me dérange pas de mettre plus dans une pièce de qualité produite de manière plus éthique. De ce fait, mes sessions shopping se font plus rares et finissent souvent par l'achat d'une seule pièce. 

3. Acheter en friperie 
C'est aussi pendant mon année en Angleterre que j'ai repris goût aux friperies. A Paris j'étais une adepte de Guerrisol grâce à ma mère qui m'y emmenait souvent quand j'étais petite. J'y ai déniché mes deux chemises préférées que je chéri comme des petits trésors. Les friperies anglaises c'est un tout autre level. J'aurais tellement aimé en avoir des similaires en France. Ma première destination shopping lorsque je vivais en Angleterre (bien avant de m'arrêter chez Primark & co) c'était les thriftshops. Déjà parce que les prix étaient attractifs, ce qui était bon pour mon compte en banque à sec, mais aussi parce que les vêtements étaient ouffissimes. J'aime l'idée de porter une pièce unique et pleine d'histoire. 
Aujourd'hui, je ne fréquente plus vraiment dans les fripperies parisiennes. La principale raison c'est que je n'aime plus faire du shopping en magasin car je ne supporte plus les bains de foule. Heureusement pour moi, il existe désormais des fripperies en lignes : c'est génial nan ? C'est une de mes amies qui bosse chez CrushOn, un site qui vend des vêtements provenant de fripperies, qui m'a mis la puce à l'oreille. Les prix sont parfois élevés mais les articles sont géniaux et de bonne qualité. J'ai récemment commandé un blouson en cuir dont je suis totalement amoureuse. Donc n'hésitez pas à y faire un tour si vous cherchez des pièces uniques (cliquer ici pour découvrir leur page Instagram pour plus d'inspi fashion) ! 

4. Comprendre l'éco-responsabilité dans la mode
En plus d'être une industrie meurtrière, la fast-fashion est néfaste pour la planète. Le saviez-vous ? L'industrie textile est la 2ème industrie la plus polluante - juste derrière le pétrole - avec 1,7 millards de tonnes de CO2 émis. Elle consomme 4% des ressources mondiales et utilise 25% des pesticides mondiaux.
Comme j'ai expliqué plus haut, je ne suis pas un exemple de consommation éco-responsable. Cependant, les connaissances que j'ai acquise ces dernières années sur le sujet m'ont permis de mieux comprendre le concept de surconsommation et ses conséquences. J'ai donc changé mes habitudes de consommation. Je fais la transition petit à petit : j'achète toujours chez des enseignes de fast-fashion mais de manière très modérée, j'achète plus par besoin que par envie et je consomme de la seconde-main. L'étape suivante c'est de me diriger vers des marques éco-responsables (si vous avez des recommandations je suis preneuse).

Conclusion: buy smart!
N'oubliez pas que l'économie de la fast-fashion tue. H&M, Zara, Mango, etc. sont les principaux acteurs de cette industrie. Peut importe si vous continuez d'acheter dans ces enseignes ou non, il est important de s'informer sur le sujet. Lorsque de vos prochains achat prenez un moment pour réfléchir : quel besoin cet achat va remplir ? Un besoin essentiel ou juste une satisfaction personnelle / émotionnelle ? Cela vaut pour les vêtements comme les autres produits : technologie, livres, accessoires, etc. Il faut savoir identifier ses besoins au delà de ses envies et ne pas tomber dans le jeu de la consommation de masse. Repenser sa manière de consommer ça fait aussi du bien à votre compte en banque : vous aurez plus d'argent pour boire des verres avec les copains ou découvrir de nouveaux resto ! Si ce fait ne vous motive pas alors je ne sais plus trop quoi vous dire.

J'espère quand même que cet article vous aura pu vous éclairer un peu sur le sujet & on se retrouve dans le suivant ! xoxo



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I’ve always loved shopping. When I entered college I used to spent more on clothes than food - it's funny because it's the exact opposite now. No matter if it cost 5€ and was of poor quality, the more clothes the better. I would look for any occasion to buy new clothes: a birthday, an evening, a job interview, a new outfit to shoot or the simple need to kill boredom. Buying clothes was the best way to keep myself entertained. 
So how did I got over my excessive shopping urges?
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Small disclaimer: I do not claim to be an example of eco-responsible consumption. I still buy clothes from fast-fashion brands but very moderately now. I just want to explain how my way of buying clothes has changed over time and what steps it took me to get there. I still have a long way to go before consuming 100% eco-friendly and I am working on it. Through this post I just want to make people think and maybe help you to switch towards a healthier consumption mode.
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1. The fast-fashion industry kills: Sweatshops, Deadly Fashion
A few years ago I came across a documentary called "Sweatshops: Deadly Fashion" (trailer) in which 3 fashion bloggers go to Cambodia to visit garment production workshops most commonly called "sweatshops". These workshops belong to huge ready-to-wear brands like H&M, Mango, Zara, etc. We are introduced to the daily lives of employees and their horrible and dangerous working conditions which very often lead to death for almost non-existent wages. 

It was the first time I was visually confronted with this reality. I had never taken too seriously the « made by Chinese kids » that some people laughed about - when it's actually not funny at all. Come to think of it, it was more a form of denial than anything else. I felt very disgusted and angry at the end of the documentary. I find it disgusting to buy a dress at 40 € - which is clearly not worth its price - knowing that the money would go directly in the pockets of brands and not the people who made it. would fill their. The excitement I used to feel while shopping left me suddenly and I didn't buy anything for a year except the bare necessity. This documentary really made me think about my consumption habits as well as the fashion industry in general.

2. Thoughtful consumption: defining your purchasing criteria
It was during my year spent in England that I started shopping again. I had lost weight and realized that my style had changed a lot, so I needed a new wardrobe. The main attraction there was Primark. However, although I went there often I don't remember buying a lot of clothes, which clashes a lot with my old habits. It was around this time I started noticing a change of habits. I started buying out of need than out of desire. I also carefully weighted the pros and cons before making a purchase. So I often left empty-handed. 

I had defined the following purchasing criteria which I still follow today:
- Can I wear it regardless of the season?
- Can I style it with things that are already in my closet?
- Will this pattern / cut still be trendy next season?
- Is the price equal to the quality?
- Don't I have anything similar?
- Do I really need it?

I choose to turn to timeless pieces that blend with my current wardrobe. If I have to make another purchase to compliment the first one then it's a no-no. And I don't mind putting more in a quality piece produced in a more ethical way. As a result, my shopping sessions have became rare and I often end up buying a single piece.

3. Buying second-hand
It was also during my time in England that I regained a taste for thrift-stores. British thrift-stores are on a whole new level. I would have loved to have similar ones in France. My first shopping destination when I lived in England (long before I stopped at Primark & ​​co) were thrift-shops. Not only because the prices were attractive, which was good for my bank account, but also because the clothes were amazing. I really like the idea of ​​wearing a unique piece full of history. Today, I still buy second-hand clothes mostly from online thrift-stores. 

4. Understanding eco-responsibility in fashion
In addition to being a deadly industry, fast-fashion is bad for the planet. Did you know that the textile industry is the second most polluting industry - just behind oil - with 1.7 billion tonnes of CO2 emitted. It consumes 4% of the planet’s resources and uses 25% of the world's pesticides.
As I explained above, I am not an example of eco-responsible consumption. However, the knowledge I have acquired in recent years on the subject has allowed me to better understand the concept of overconsumption and its consequences. So I changed my consumption habits and I am transitioning little by little towards a more responsible way to consume.

Conclusion: buy smart!
In a nutshell, remember that the fast-fashion industry kills. H&M, Zara, Mango, etc are the main actors of this industry. I'm not going to ask you to stop buying from these brands and switch towards a more eco-responsible consumption overnight. Just take the time to think about it, especially while shopping. Ask yourself the right questions - for example the five I mentioned above - the most important being: what need will this purchase fill? An essential need or just a personal / emotional satisfaction? This applies to clothing and other products: technology, books, accessories, etc. You have to identify your needs beyond your desires and not fall into the game of mass-consumption.
Rethinking the way you consume also does good for your bank account: you will have more money to go out with friends or discover new restaurants! If that doesn't motivate you, then I'm not sure what else to say. 

I hope this post has shed some light on the matter & I will see you in the next one! xoxo

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