WORKING FROM HOME BUT TAKE IT EASY



Prenez une tasse de thé et de quoi manger, cet article est un peu long. Aujourd'hui on va parler de productivité, et plus particulièrement ce désir, cette envie, ce besoin d'être productif en cette période de confinement. Ce dernier a eu pas mal de conséquences sur notre vie quotidienne. On se souvient des "j'aimerais tellement être chez moi et rien faire de toute la journée" lancés un million de fois avant de se retrouver coincé à la maison. Eh bah finalement, pour certains, c'est pas si bien que ça. Mais pourquoi ? 
__

- C'EST QUAND ON NOUS DEMANDE DE RALENTIR QU'ON A ENVIE D'ALLER PLUS VITE

Un peu comme la limitation de vitesse à 70km/h sur le périph. On vit dans une société qui prône la rapidité : courir pour attraper un métro alors que le suivant passe dans une minute, s'impatienter dans la queue de la caisse car la cliente d'avant ne range pas ses courses assez vite, soupirer d'exaspération à chaque fois qu'on se retrouve coincé derrière une personne qui marche lentement... Toutes ces petites situations cassent notre rythme de vie - que j'aime appeler #fastlife. Et ça vaut aussi pour le confinement. Pour remédier à la situation les plus actifs d'entre nous ont entamé une course à la productivité. Le principe ? Etre toujours occupé, faire quelque chose de productif, peu importe ce que c'est : travail, sport, cuisine, travaux manuels, jeux, tik tok, etc. Il faut être occupé, il ne faut pas perdre ce rythme, il faut optimiser nos journées pour faire le maximum vu qu'on a le temps ! En tant que spectatrice de ce phénomène d'hyper-productivité sur les réseaux, je n'ai ressenti que du stress et de l'anxiété. 


- BE CAREFUL WHAT YOU WISH BECAUSE YOU JUST MIGHT GET IT

Certes, le confinement arrive à un moment peu opportun. Entre voyages et concerts annulés, la fermeture des écoles juste avant la période d'examens, chômage technique (hello ahah) et l'arrivée des beaux jours : la frustration est présente. Surtout pour les personnes hyper-actives qui se retrouvent soudainement à tourner en rond chez elles. Le changement est brutal et la transition difficile. 

Rester à la maison 7j/7 est un concept qui m'est assez familier, ou du moins l'était. J'ai eu pas mal d'entrainement à l'époque du collège-lycée où ma vie sociale se résumait à sortir pour échanger mes livres à la bibliothèque. Les vacances scolaires ? Cloîtrée dans ma chambre à lire un million de livres et surfer sur internet (la période Skyblog-Habbo, ça vous rappelle un truc?) toute la journée. Aujourd'hui, c'est plutôt l'inverse. Je déteste rester enfermée chez moi - à l'exception du dimanche :  j'ai toujours envie d'aller boire un verre avec mes potes, tester de nouveaux restaurants, aller au cinéma, voir des expositions, travailler, aller à la salle de sport minimum trois fois par semaine, etc. J'ai ce besoin permanent d'être en mouvement, d'être ultra-productive, de vouloir tout faire et tout voir faute à l'année passé où je travaillais 7j/7 (j'en parle ici). 

Et pourtant, je suis la première à dire que j'ai besoin de repos, d'un break, de souffler deux minutes. Voici une phrase que j'ai prononcé il y a quelques mois (je suis pas une sorcière, ne me jetez pas de pierres) : "ça serait génial si le monde s'arrêtait, que je puisse souffler sans culpabiliser". Bon, là je culpabilise un peu parce que du coup le monde s'est mis à l'arrêt comme je l'ai souhaité mais pas pour de bonnes raisons. Comme disent les Pussycat Dolls: be careful what you wish 'cause just might get it. 


- UN IMPACT SUR LE QUOTIDIEN, LE MENTAL ET LE CORPS

Du coup ce confinement, ça se passe comment ? Eh bah j'essaye de gérer ce joli bordel. Les premiers jours ont été compliqué. Mon corps habitué à une routine bien ancrée a été le premier impacté. Mon cerveau et mon corps s'envoyaient des signaux contraires, un peu comme ça : 

mon cerveau: 
"C'est pas les vacances meuf" 
mon corps: 
"Pourtant on peut se lever à 11 heures tous les jours, donc si????"

Soudainement tous les jours de la semaine sont devenus des dimanches. Conséquences : perte d'appétit, difficulté à dormir, manque de motivation et d'inspiration, plus vraiment de raison de se lever le matin et mon corps débordant d'énergie qui réclame de l'exercice sans cesse. 

Hier soir je suis tombée sur la vidéo d'Eve Cornwell, une youtubeuse que j'adore et qui parlait de productivité durant le confinement. C'est avec un peu de réticence que j'ai regardé la vidéo au premier abord, mais je n'ai pas été déçu. Voici ce qu'elle y dit et que j'ai trouvé absolument pertinent : 


"J’ai perdu la structure de mon quotidien. Je me lève, je prends les transports, je vais au travail. 
J’ai vraiment l’impression d’avoir perdu de vue mes objectifs. Avant ça j’avais un lieu de travail 
et un rôle. Chaque matin, j’allais au travail avec le reste de Londres. J’ai aussi perdu une part 
de liberté. J’ai perdu ma liberté, ma structure et mon but dans la vie."


Ses paroles ont résonné en moi : je me sentais pareil. C'est d'ailleurs ce qui m'a inspiré cet article et qui a remis mon cerveau en route. Après dix jours sous l'eau j'ai enfin retrouvé un peu de motivation pour me remettre au boulot.


- ET SI ON EN PROFITAIT POUR RALENTIR UN PEU ? 

Au final je vois ce confinement comme une invitation à ralentir. C'est probablement l'une des seules opportunités que j'ai de faire les choses à mon rythme, loin de l'engrenage d'une société qui va toujours plus vite. Pendant un mois et demi le monde va tourner au ralenti.

Alors qu'est-ce-que je fais de mes journées ? Au début je jonglais sur les réseaux sociaux toute la journée, je regardais des dessins animés, j'embêtais mon chat, je jouais à Animal Crossing et surtout je culpabilisais de ne rien faire.

Aujourd'hui, j'ai réactivé mon réveil qui sonne tous les jours à 9 heures. Des fois j'arrive à me lever du premier coup, d'autres fois je me lève plus tard. Je prends mon temps pour démarrer la journée. Je profite des rayons du soleil par la fenêtre. Je déjeune devant une série. Puis je fais une mini-liste de trucs à faire pour m'aider à visualiser mes objectifs de la journée. Je fais des pauses quand j'ai envie et si je ne parviens pas à faire tout ce que j'ai écris sur ma liste : pas grave, je peux le faire demain.

Une autre chose très importante : j'essaie de passer le moins de temps possible sur les réseaux sociaux, ce qui est un peu compliqué parce que c'est mon métier. Mais ça fait un bien fou. Et surtout, je ne reste pas scotché aux news. C'est anxiogène et ça ne sert à rien de relire en boucle les mêmes informations.

Il y a toujours cette frustration du corps qui réclame de la dépense d'énergie et mon sommeil reste chaotique. J'ai troqué ma séance de sport à la salle pour des minis séances de HIIT. J'essaye de me lever plus tôt pour retrouver un rythme de sommeil normal. Mon corps est encore en période d'adaptation. A savoir : notre cerveau met 15 jours à assimiler un changement d'habitude. J'en vois presque le bout. J'essaye de me trouver une nouvelle routine sans tomber dans la sur-productivité. J'aurais - et vous aurez - tout le temps d'être au taquet une fois le confinement terminé. Donc chill ! 

Prenez bien soin de vous - chez vous - et on se retrouve dans le prochain article !



_____________



Grab a cup of tea and something to eat: this is quite a long one. Today I am addressing a widely spoken subject at the moment: productivity. More particularly this desire and need to be productive during these quarantine times. Quarantine had a lot of consequences on our daily lives. Remember the old "I wish I was at home doing nothing all day" we used to say or think about a hundred times a day. Well, finally, it's not that great. But why is that?

__

- WHEN ASKED TO SLOW DOWN ONE JUST GOES FASTER 
Our society advocates speed: running to catch the tube even though the next one is coming in a minute, becoming impatient at the checkout because soccer mom Karen takes all her time to tidy her groceries, sighing out loud every time we find ourselves stuck behind someone walking slowly, etc. All these frustrating situations break our rythm of living which I like to call the #fastlife. That applies to quarantine as well. Therefore, in order to deal with the quarantine process some of us have started a race for productivity. They are keeping themselves busy and try to be as much productive as one can: working from home, cooking, DIY anything that falls into their hands, working-out, playing games, learning tik tok dances, etc. Busy is the word: they must not lose the rhythm, they must optimize the day to do the most of it because we got so much time to do everything! Watching that happening all over social media was so overwhelming it gave me bad anxiety.


- BE CAREFUL WHAT YOU WISH BECAUSE YOU JUST MIGHT GET IT
Of course quarantine came at the most inconvenient time for some. Canceled trips and festivals, school and university closing right before the exam period, wave of unemployment and the arrival of sunny days: the frustration could be felt everywhere. Especially for hyperactive people who suddenly find themselves going around in circles at home. The change was unexpected, brutal and the transition is difficult.

Staying at home all week is a concept that I am quite familiar with, or at least was. I had a lot of training during middle school: my social life was basically going to the library to exchange my books. School holidays? Spent them in my room reading a million books and browsing the Internet all day. Now, it's quite the opposite. I don't like staying at home - except on Sundays: I always want to see friends, try new restaurants, go to the cinema, see exhibitions, go to work, go to the gym at least three times a week, etc. I have this constant need to be moving around and be over-productive. I want to do everything, I want to see everything. That might be the result of me working 7/7 last year which I address a bit more in details in this post

Yet, I am always the first one to say that I need a break. Here is something I said a few months ago (this might sound like witchcraft given the current context): "I wish the world could stop so that I could rest without feeling guilty about not doing anything". Well, I've got to admit that I feel a bit guilty because the world has stopped but not for good reasons. As the Pussycat Dolls say: be careful what you wish 'cause just might get it.


- AN IMPACT ON MY DAILY ROUTINE, MENTAL HEALTH AND BODY
So how is quarantine going for you? I'm still trying to manage this pretty mess. The first days were complicated. My body, which was used to a well-established routine, was the first to be impacted. My brain and my body were sending each other opposite signals: 

my brain:
"This is not vacay girl"
my body:
"Yet we can get up at 11 am every day, so it kinda is????"

Suddenly, every day of the week became a Sunday. The consequences? Loss of appetite, insomnia, lack of motivation and inspiration, no valid reason to get up in the morning and my body overflowing with energy which constantly demands exercise.

Last night I came across  Eve Cornwell's video. She's a British youtuber whom I adore. In this video she addresses productivity during quarantine. At first a bit reluctant to watch it because of the word productivity, I finally did and was not disappointed. Here is some words she said which felt absolutely relevant:


"I have lost the structure of my day to day. I get up, I commute, I go to work.
I really feel like I've lost a lot of purpose. I feel like before hand I had a set job and a role. 
Every morning I travel with the rest of London on the tube and we're all going to work. 
I guess I've lost freedom as well. I've lost freedom, structure and purpose."


Her words resonated deeply: I felt the same. Her words inspired me to write this post and put my brain back on track. After ten days feeling underwater I finally found a bit of motivation to get back to work.


- LEARNING TO SLOW DOWN
In the end I see the current situation as an invitation to slow down. It is probably the only opportunity I will get to do things at my own pace, far from a society that is always going faster. For a month and a half the world will be running in slow-motion.

So what's my new daily routine you might ask? At the beginning I spent the whole day on social media, I watched cartoons, I played with my cat, I played Animal Crossing and mostly: I felt guilty for being there doing nothing.

Now I have reactivated my alarm clock which rings every day at 9 am. Sometimes I get up on the first ring, other times I get up later. I take my time to start the day. I enjoy the sun's rays through my window. I watch tvshow while eating lunch. I make a mini to-do list to help me visualize my goals for the day. I take breaks when I feel like it and if I can't do everything that's on my to-do-list: it's okay, I can do it tomorrow.

Another very important thing I do is I try to spend as little time as possible on social media. This is kind of tricky because being on social media is my job. But it feels relieving. Also, I try not to read the news too much. It triggers anxiety and there's no point in re-reading the same information over and over.

I can still feel a bit of frustration from not being able to move my body which is overflowing with energy and my sleep remains chaotic. I switched my usual gym workout for small (but intense) HIIT sessions. I try to get up earlier so that my sleep pattern can go back to normal. I am still trying to adapt to this situation: our brain takes 15 days to assimilate a change of habit. I am almost there. I also try to find a new daily routine without falling into over-productivity. I will have - you will have - all the time to be over-productive when things will go back to normal. So chill!

Take good care of yourself - at home - and see you in my next post!



PHOTO LDD UNSPLASH

Comments

Form for Contact Page (Do not remove)